Croissant rouge et billet vert
Karl Hauffen
Depuis la chute du mur de Berlin, l'Amérique n'a plus de concurrents sérieux. La Russie sombre inexorablement dans un chaos dont nul ne peu prédire le dénouement. Le rapport de force Est/Ouest cède donc la place à des enjeux géopolitiques plus diffus. Or, il apparaît nettement que les Etats-Unis pour conserver leur leadership mondial ont totalement revu leur stratégie héritée de la guerre froide. Celle ci passe par la mise sous tutelle ou l'endiguement des différents concurrents que peuvent représenter une hypothétique Europe unifiée, une Russie en phase (hypothétique) de guérison ou une Chine développée. Car, seules ces puissances ont les moyens militaires ou économiques de remettre en cause leur domination.
Cette politique se matérialise, dans les faits, par une sournoise politique du " containment " vis à vis de la Russie et de l'Europe en manipulant habilement contre eux divers mouvements islamismes.
Déjà au début du siècle, la diplomatie américaine désirant contrôler les ressources pétrolières du Golfe, avait soutenu les mouvements anticolonialistes musulmans. Ensuite, lors de la guerre froide, l'administration américaine n'avait pas hésité à jouer la carte de l'islamisme radical contre le péril rouge, notamment en Afghanistan. Reste de toutes ces stratégies successives, de solides réseaux qui passent par les pétromonarchies du Golfe via la Turquie et le Pakistan. N'oublions pas qu'au Moyen-Orient, hormis l'entité sioniste, le meilleur allié des américains reste l'Arabie Saoudite, état islamique obscurantiste qui finance la majeure partie des groupes islamistes armées dans le monde et plus particulièrement en Tchétchénie, en Bosnie et au Kosovo.
Dans les régions du Caucase et de l'Asie centrale, zones d'influences russes, les Américains jouent délibérément la carte du fondamentalisme pour prendre le contrôle de ces régions riches en pétrole. En Europe, ils entretiennent un pôle d'instabilité, en soutenant tous les irrédentismes musulmans dans les Balkans. Ces foyers de trouble permettent à l'OTAN de mettre sous tutelle les démocraties européennes tout en divisant l'Europe en deux blocs antagonistes : la partie orientale slavo-orthodoxe et la partie occidentale catholique et protestante.
Cette stratégie américaine a, en partie, contribué au renouveau islamiste dans le monde. En fournissant armements et moyens aux guérillas musulmanes et en protégeant les pays fondamentalistes qui financent généreusement de nombreuses associations religieuses ainsi que la construction des mosquées en Europe, les Etats-Unis jouent un jeu dangereux dont nous sommes les premières victimes. En effet, l'islam aux deux visages est un leurre. Il n'en a qu'un : ni modéré ni fanatique. Cette religion ne dissocie pas le temporel de l'intemporel. Elle mélange charria et prières, pour construire une doctrine religieuse et politique exclusive, proposant une vision sémite du monde. Vision fondée sur le principe de la bipartition contraire a celui de la tripartition indo-européenne. La charria constitue un corpus juridique destiner à régenter tous les domaines la société. Elle s'applique à tous les fidèles. Pour un musulman il est impossible de dissocier la charria de la pratique religieuse. Nous pouvons comparer la charria à notre code civil. Nous comprenons mieux l'extrême difficulté pour les mahométans de s'intégrer dans une société non islamique. Leurs convictions religieuses rentrant immanquablement en conflit avec les lois du pays d'accueil, la constitution d'une minorité musulmane sur un territoire donné aboutie inéluctablement à des revendications séparatistes. Il en a été ainsi en Inde (ca sui a entraîné la création du Pakistan), en Bosnie et au Kosovo, il en sera ainsi en Allemagne, en Grande-Bretagne et surtout en France.
L'islam se présente comme une force impérialiste au même titre que les Etats-Unis. L'un est un impérialisme religieux et spirituel, l'autre est un impérialisme économique et culturel. Ces deux impérialismes, contrairement au vieil antagonisme soviéto-américain, n'évoluant pas dans les mêmes sphères, ne s'annulent pas mais se complètent. De plus, l'islam, saluant les valeurs marchandes de l'argent, s'accommode beaucoup mieux du capitalisme que le christianisme. Ceci, pour comprendre que nous avons face à nous deux ennemis qui savent s'allier sur notre dos quand il y va de leurs intérêts communs.
Un débat existe dans les rangs radicaux et chez ceux influencés par la ND sur la nature de l'islamisme. De nombreux militants, persistent à ne pas considérer l'islam comme un ennemi. Certains vont même jusqu'à le considérer comme un allié. D'autres invoquent les origines abrahamiques des religions du livre pour les jeter dans un même panier. De l'autre côté, on affirme qu'il faut savoir que la religion musulmane est antinomique avec les fondements spirituels européens les plus profonds, et que le christianisme a su intégrer dans ses principes nombres de valeurs et de dieux païens, Aristote et la litanie des saints en attestent. Chose dont l'islam, à travers son histoire, s'est toujours montré incapable. Les adeptes de Zarathoustra en Iran le savent mieux que quiconque. De plus dans les parties de l'Europe ou le christianisme s'est imposé par la force, elle avait comme chef de guerre des noms illustre comme Charlemagne ou Clovis. Personnellement, je préfère être converti par un Charlemagne, grand blond de 1m 80, plutôt que par un troll enturbanné avec des morceaux de merguez entre les dents. De plus, l'islam ne reconnaît aucune légitimité spirituelle aux religions païennes, considérées comme animiste, et s'autorise à égorger comme un vulgaire mouton toutes personnes s'en réclamant. Bon Aid El Kébir! ! !
Qu'avons-nous à craindre le plus ? L'impérialisme économique et culturel américain ou bien l'expansionnisme religieux et humain islamiste ? En fait, la question se pose en des termes plus complexes. Ces deux menaces se complètent pour n'en former qu'une seule bien plus redoutable. En combattant les Etats-Unis ont fini par affronter ses alliés. Or ces alliés sont : La Turquie dans les Balkans, qui alimente l'irrédentisme musulman bosno-albanais et installe toute une région dans la guerre ou encore les pétromonarchies du Golfe, mandataires de l'embargo irakien qui affame tout un pays et a déjà tué des centaines de milliers d'enfants (L'Irak étant un état nationaliste Baasiste de type laïque, il est donc notre meilleur allié dans la région). Tapez sur l'un et le choc rebondit sur l'autre. Si en affaiblissant les USA on freine la pénétration musulmane, l'inverse est également vrai.
Mais, il y a un aspect qu'il ne faut pas perdre de vu. La domination américaine ne menace pas en tant que tel notre substrat génétique. Par une immigration incontrôlée, ce sont 8 à 10 millions d'immigrés, souvent musulmans, qui ont investi nos quartiers, nos crèches, se sont mariés avec des Françaises. Plus que les autres religions que pratiquent ces allogènes, l'Islam leur donne une cohérence idéologique. Le danger est bien présent, il est à nos portes. Si nous sous-estimons la menace musulmane, les conséquences seront irréversibles. Celle-ci contribue au bouleversement de la composition ethnique de notre pays. Et de cela on n'en revient jamais. Ce danger est donc prioritaire, car il remet en cause le principe même de notre survie et de notre identité.
Pourtant, notre pire ennemi n'est ni le panislamisme, ni l'impérialisme américains. L'adversaire le plus redoutable est en nous-même. C'est ce sida mental qui avachie les peuples d'Europe, ce mal qui empêche toute résistance face aux périls qui s'annoncent. Il faut être plus qu'aveugle, pour ne pas comprendre qu'aujourd'hui se mettent en place les éléments d'un grand désordre. Il faut être malade. Les nations européennes porteront seule la responsabilité des drames qu'elles vont devoir affronter. La consommation forcenée, la déification du plaisir, l'individualisme furieux, la quête sans cesse inassouvie du confort, l'abrutissement dans des loisirs futiles, l'identification à des équipes de footballeurs milliardaires. Voilà nos ennemis les plus effroyables. Le point de non-retour est atteint. Vu l'état des populations européennes, il ne faut plus espérer aujourd'hui un retournement miraculeux. Par contre, demain, le couteau sous la gorge l'Europe sera forcée de réagir. De sa réaction dépendra son avenir et sa survie en tant que civilisation souveraine.
Le deuxième millénaire finissant nous lance un ultime défi. L'aube du troisième sera l'heure du grand choc des civilisations. Les bouleversements écologiques, l'explosion démographique de pays du sud, le réveil de l'Islam et l'inconséquence américaine nous préparent des lendemains difficiles.
[Texte publié
dans le numéro 18 de Jeune Résistance]